Matusalem Clasico 10 - Rhum - République Dominicaine - Ets. Dugas
Matusalem Clasico 10

| 40 ° | 70 cl |
Caractéristiques de dégustation
- Couleur : Couleur ambrée fauve.
- Nez : Nez puissant et généreux.
- Bouche : Bien rond, suave et riche en bouche, d'une grande douceur avec des notes de vanille, de moka et de praliné .
- Finale : Belle longueur et finale intense.
Rhum Très vieux de Solera
Particularités
La grande particularité des rhums âgés de la maison
Matusalem est un élevage selon le principe de la solera
inspiré des méthodes du Xérès (lire l'histoire
de Matusalem ci-après).
Distillerie : Maison Matusalem
Selon certains connaisseurs, l'histoire de Matusalem tient autant du
conte de fée que du roman historique.
Au début des années 1870 deux frères Benjamin et Eduardo Camp émigrent d'Espagne vers Cuba avec l'intention d'y monter une distillerie de rhum.
En 1872, ils déposent la marque Matusalem en référence au patriarche de l'ancien testament qui mourrut à 969 ans. Pourquoi Matusalem ? Tout simplement parce que les frères Camp avaient eu l'idée géniale d'appliquer au rhum les techniques de la solera propres au Xérès et qu'il connaissaient bien. Idée simple mais innovante pour le rhum, cette technique permet des vieillissements beaucup plus longs sous des climats où passées une dizaine d'années, il ne reste généralement plus grand chose dans les fûts. Le nom Matusalem prend alors tout son sens surtout qu'on peut considérer que d'une solera une infime part ne s'échappe jamais... De cette technique les frères Camp vont faire une recette, détenue secrètement au sein de la famille depuis lors.
De 1872 à 1959, les descendants des Camp (devenus Alvarez dans les années 20 suite au mariage de leur petite-fille avec le fils d'un associé de ce nom) vont développer la marque avec succès. Dans les années 40, en plein "âge d'or" cubain, le rhum Matusalem Gran Reserva était surnommé le cognac des rhums et les ventes de Matusalem comptaient pour prêt de la moitié des volumes locaux.
En 1959, la révolution castriste met une fin brutale à la belle histoire. Comme toutes les propriétées privées, distilleries et marques sont nationalisées et "mises au service" du peuple cubain. L'état cubain commercialise d'ailleurs toujours un rhum Matusalem mais n'a jamais pu reproduire la fameuse recette. La famille Alvarez est contrainte à l'exil comme beaucoup d'autres.
De 1960 aux années 90, les Alvarez furent occupés à d'autres activités jusqu'à ce que de trop nombreuses tentatives d'appropriation de la marque ne poussent le Docteur Claudio Alvarez (4ème génération après les Camp) à intenter une procédure. Un tribunal américain clarifie la situation en le faisant unique dépositaire de la marque. Il se prend au jeu et puisqu'il est détenteur de la recette secrète, il décide de relancer Matusalem.
Avec succès : dès 1999, le Matusalem Gran Reserva est élu "Meilleur Rhum du Monde" par l'Institut américain du goût.
Depuis, Claudio Alvarez, s'efforce avec acharnement d'entrenir ce lien avec ses ancêtres et sa terre natale. En 2002, la distillation (après un détour par les îles vierges) est déplacée à Saint-Domingue pour se rapprocher le plus possible des conditions originales de production. L'assemblage final est toujours effectué en Floride, là où sont gardés les vieux stocks et la fameuse recette. Des achats locaux de rhums vieux et de nouvelles installations devraient permettre prochainement de complètement "dominicaniser l'élaboration", en attendant un retour sans cesse repoussé sur le sol cubain.
Au début des années 1870 deux frères Benjamin et Eduardo Camp émigrent d'Espagne vers Cuba avec l'intention d'y monter une distillerie de rhum.
En 1872, ils déposent la marque Matusalem en référence au patriarche de l'ancien testament qui mourrut à 969 ans. Pourquoi Matusalem ? Tout simplement parce que les frères Camp avaient eu l'idée géniale d'appliquer au rhum les techniques de la solera propres au Xérès et qu'il connaissaient bien. Idée simple mais innovante pour le rhum, cette technique permet des vieillissements beaucup plus longs sous des climats où passées une dizaine d'années, il ne reste généralement plus grand chose dans les fûts. Le nom Matusalem prend alors tout son sens surtout qu'on peut considérer que d'une solera une infime part ne s'échappe jamais... De cette technique les frères Camp vont faire une recette, détenue secrètement au sein de la famille depuis lors.
De 1872 à 1959, les descendants des Camp (devenus Alvarez dans les années 20 suite au mariage de leur petite-fille avec le fils d'un associé de ce nom) vont développer la marque avec succès. Dans les années 40, en plein "âge d'or" cubain, le rhum Matusalem Gran Reserva était surnommé le cognac des rhums et les ventes de Matusalem comptaient pour prêt de la moitié des volumes locaux.
En 1959, la révolution castriste met une fin brutale à la belle histoire. Comme toutes les propriétées privées, distilleries et marques sont nationalisées et "mises au service" du peuple cubain. L'état cubain commercialise d'ailleurs toujours un rhum Matusalem mais n'a jamais pu reproduire la fameuse recette. La famille Alvarez est contrainte à l'exil comme beaucoup d'autres.
De 1960 aux années 90, les Alvarez furent occupés à d'autres activités jusqu'à ce que de trop nombreuses tentatives d'appropriation de la marque ne poussent le Docteur Claudio Alvarez (4ème génération après les Camp) à intenter une procédure. Un tribunal américain clarifie la situation en le faisant unique dépositaire de la marque. Il se prend au jeu et puisqu'il est détenteur de la recette secrète, il décide de relancer Matusalem.
Avec succès : dès 1999, le Matusalem Gran Reserva est élu "Meilleur Rhum du Monde" par l'Institut américain du goût.
Depuis, Claudio Alvarez, s'efforce avec acharnement d'entrenir ce lien avec ses ancêtres et sa terre natale. En 2002, la distillation (après un détour par les îles vierges) est déplacée à Saint-Domingue pour se rapprocher le plus possible des conditions originales de production. L'assemblage final est toujours effectué en Floride, là où sont gardés les vieux stocks et la fameuse recette. Des achats locaux de rhums vieux et de nouvelles installations devraient permettre prochainement de complètement "dominicaniser l'élaboration", en attendant un retour sans cesse repoussé sur le sol cubain.
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