L'univers des spiritueux - Ets. Dugas

L'univers des spiritueux
Highlands
La séparation "administrative" entre Highlands et Lowlands
remonte à la fin du 18ème siècle, constituant une
sorte de légalisation avant l'heure des distillateurs
clandestins des Highlands. Ils eurent alors le droit d'utiliser
des alambics plus petits et des moûts moins concentrés que
leurs confrères des Lowlands, mais, en contrepartie, ils
n'avaient pas l'autorisation d'exporter leurs
malts ! Ceci explique sans aucun doute le maintien dans les Highlands de
malts ayant beaucoup plus de typicité.
De nos jours, la dénomination de malt des Highlands est sans doute la plus imprécise qui soit. Utilisée telle quelle, elle ne fait que regrouper toutes les distilleries qui "restent", une fois qu'on a isolé le Speyside, Islay, les autres îles et Campbeltown. Dans ce vaste ensemble, des repères plus locaux sont nécessaires.
Si on excepte les îles Orcades, cette région regroupe une dizaine de distilleries les plus au nord de l'Ecosse. Elles sont toutes situées à proximité de la côte, mais sur le côté est, tout de même plus calme et moins océanique que les îles occidentales. Certains malts présentent en outre un net caractère fumé : Pulteney, Balblair, et Clynelish, surtout dans les anciennes versions.
La gloire locale est sans aucun doute Glenmorangie, le malt le plus vendu au Royaume-Uni, bien qu'il soit l'un des moins "marins" de la région.
Entre le Speyside au nord et les Lowlands au sud, cette région intermédiaire offre un joli potentiel pour la production de whisky : de l'eau en abondance ; des sols alluviaux propices à la culture de l'orge ; des tourbières pour le maltage et le chauffage des alambics. La région a donc compté jusqu'à 128 distilleries dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu, probablement en raison du caractère généralement moins typé de leurs malts. Exempts de toute influence maritime, et peu marqués par la tourbe, ils offrent certes beaucoup de rondeur et de qualités aromatiques, mais ils restent souvent moins moelleux et séduisants que leurs cousins du Speyside. Glenturret, Edradour, Dalwhinnie et Blair Atholl sont les plus répandus, sans oublier les distilleries de l'ouest, comme Ben Nevis et Oban !
A l'image des très nombreux châteaux et demeures fortifiées de la région (la plus forte densité d'Ecosse), mais dont beaucoup sont aujourd'hui délaissés, voire inhabités, les Highlands orientales font un peu figure de zone sinistrée, alors qu'on y a compté plus de 70 distilleries dans le passé. Ainsi, Aberdeen, la capitale régionale où est née la maison Chivas, en a abrité plus d'une douzaine qui ont toutes disparu. Difficile de parler d'un style bien spécifique pour celles qui ont subsisté. Leur production intéresse surtout les blenders, et leurs malts sont peu disponibles. Une des seules à avoir tiré son épingle du jeu est Royal Lochnagar : comme son nom l'indique, elle a bénéficié de la faveur de la reine Victoria, en raison de sa proximité de la résidence de Balmoral.
De nos jours, la dénomination de malt des Highlands est sans doute la plus imprécise qui soit. Utilisée telle quelle, elle ne fait que regrouper toutes les distilleries qui "restent", une fois qu'on a isolé le Speyside, Islay, les autres îles et Campbeltown. Dans ce vaste ensemble, des repères plus locaux sont nécessaires.
Si on excepte les îles Orcades, cette région regroupe une dizaine de distilleries les plus au nord de l'Ecosse. Elles sont toutes situées à proximité de la côte, mais sur le côté est, tout de même plus calme et moins océanique que les îles occidentales. Certains malts présentent en outre un net caractère fumé : Pulteney, Balblair, et Clynelish, surtout dans les anciennes versions.
La gloire locale est sans aucun doute Glenmorangie, le malt le plus vendu au Royaume-Uni, bien qu'il soit l'un des moins "marins" de la région.
Entre le Speyside au nord et les Lowlands au sud, cette région intermédiaire offre un joli potentiel pour la production de whisky : de l'eau en abondance ; des sols alluviaux propices à la culture de l'orge ; des tourbières pour le maltage et le chauffage des alambics. La région a donc compté jusqu'à 128 distilleries dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu, probablement en raison du caractère généralement moins typé de leurs malts. Exempts de toute influence maritime, et peu marqués par la tourbe, ils offrent certes beaucoup de rondeur et de qualités aromatiques, mais ils restent souvent moins moelleux et séduisants que leurs cousins du Speyside. Glenturret, Edradour, Dalwhinnie et Blair Atholl sont les plus répandus, sans oublier les distilleries de l'ouest, comme Ben Nevis et Oban !
A l'image des très nombreux châteaux et demeures fortifiées de la région (la plus forte densité d'Ecosse), mais dont beaucoup sont aujourd'hui délaissés, voire inhabités, les Highlands orientales font un peu figure de zone sinistrée, alors qu'on y a compté plus de 70 distilleries dans le passé. Ainsi, Aberdeen, la capitale régionale où est née la maison Chivas, en a abrité plus d'une douzaine qui ont toutes disparu. Difficile de parler d'un style bien spécifique pour celles qui ont subsisté. Leur production intéresse surtout les blenders, et leurs malts sont peu disponibles. Une des seules à avoir tiré son épingle du jeu est Royal Lochnagar : comme son nom l'indique, elle a bénéficié de la faveur de la reine Victoria, en raison de sa proximité de la résidence de Balmoral.




