Sheep Dip - Whisky - Purs Malts - Ets. Dugas
Sheep Dip

| 40 ° | 70 cl |
Caractéristiques de dégustation
- Couleur : Belle couleur ambrée brillante.
- Nez : Le nez est puissant et intense, avec du caramel, du havane, du cuir tanné et un peu de fumé et des notes d'amande.
- Bouche : Après une attaque moelleuse et d'une belle rondeur, il se développe en bouche avec beaucoup d'assurance et de moelleux, rehaussé par de fines notes épicées. Fruits rouges confiturés, miel et caramel apportent une belle richesse aromatique, relevée par quelques notes mentholées.
- Finale : La finale persiste longuement sur la puissance, sans trop d'onctuosité, avec une pointe d'astringence très apéritive.
Un assemblage à l'ancienne
Particularités
Créée en 2005, la société Spencerfield Spirit a
été fondée par un passionné du whisky, Alex
Nicol. Il a longtemps travaillé pour des leaders britanniques du
marché des boissons, comme Scottish & Newcastle, Whyte &
Mackay, Laphroaig, Schweppes, ainsi que Glenmorangie, où il a
été responsable du développement des finitions de
malts dans différents fûts, ce qui a constitué une
vraie première à l'époque.
Pour s'établir comme embouteilleur indépendant, il a fait
appel au célèbre Richard Paterson, master blender
réputé en Grande-Bretagne, comme son père et son
grand-père ! La société s'est installée au sud
des Highlands, dans le golfe de Forth, juste en face d'Edimbourg dans une
ferme remontant à 1510 !
Spencerfield Spirit s'est lancé avec deux créations qui
témoignent largement de la haute qualité qu'elle ambitionne
d'atteindre :
- Pig's Nose, un blend de 5 ans contenant une forte proportion de malts
(40 %) provenant surtout du Speyside.
- Sheep Dip, un pure malt élaboré avec plusieurs single
malts provenant des différentes régions d'Ecosse (mais
surtout du Speyside et des Highlands) et allant de huit à douze ans
d'âge, provenant tous de fûts de première
qualité. Son nom peut apparaître comme saugrenu, puisqu'il se
traduit par “produit insecticide pour les moutons”. Il remonte en fait
à l'époque où de nombreux fermiers écossais
distillaient eux-mêmes leur whisky. Pour éviter de payer les
taxes aux Anglais, ils les transvasaient dans des fûts
étiquetés “Sheep Dip”, histoire que les agents du fisc
n'aillent pas plus loin dans leurs recherches.
Région : Highlands
La séparation "administrative" entre Highlands et Lowlands
remonte à la fin du 18ème siècle, constituant une
sorte de légalisation avant l'heure des distillateurs
clandestins des Highlands. Ils eurent alors le droit d'utiliser
des alambics plus petits et des moûts moins concentrés que
leurs confrères des Lowlands, mais, en contrepartie, ils
n'avaient pas l'autorisation d'exporter leurs
malts ! Ceci explique sans aucun doute le maintien dans les Highlands de
malts ayant beaucoup plus de typicité.
De nos jours, la dénomination de malt des Highlands est sans doute la plus imprécise qui soit. Utilisée telle quelle, elle ne fait que regrouper toutes les distilleries qui "restent", une fois qu'on a isolé le Speyside, Islay, les autres îles et Campbeltown. Dans ce vaste ensemble, des repères plus locaux sont nécessaires.
Si on excepte les îles Orcades, cette région regroupe une dizaine de distilleries les plus au nord de l'Ecosse. Elles sont toutes situées à proximité de la côte, mais sur le côté est, tout de même plus calme et moins océanique que les îles occidentales. Certains malts présentent en outre un net caractère fumé : Pulteney, Balblair, et Clynelish, surtout dans les anciennes versions.
La gloire locale est sans aucun doute Glenmorangie, le malt le plus vendu au Royaume-Uni, bien qu'il soit l'un des moins "marins" de la région.
Entre le Speyside au nord et les Lowlands au sud, cette région intermédiaire offre un joli potentiel pour la production de whisky : de l'eau en abondance ; des sols alluviaux propices à la culture de l'orge ; des tourbières pour le maltage et le chauffage des alambics. La région a donc compté jusqu'à 128 distilleries dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu, probablement en raison du caractère généralement moins typé de leurs malts. Exempts de toute influence maritime, et peu marqués par la tourbe, ils offrent certes beaucoup de rondeur et de qualités aromatiques, mais ils restent souvent moins moelleux et séduisants que leurs cousins du Speyside. Glenturret, Edradour, Dalwhinnie et Blair Atholl sont les plus répandus, sans oublier les distilleries de l'ouest, comme Ben Nevis et Oban !
A l'image des très nombreux châteaux et demeures fortifiées de la région (la plus forte densité d'Ecosse), mais dont beaucoup sont aujourd'hui délaissés, voire inhabités, les Highlands orientales font un peu figure de zone sinistrée, alors qu'on y a compté plus de 70 distilleries dans le passé. Ainsi, Aberdeen, la capitale régionale où est née la maison Chivas, en a abrité plus d'une douzaine qui ont toutes disparu. Difficile de parler d'un style bien spécifique pour celles qui ont subsisté. Leur production intéresse surtout les blenders, et leurs malts sont peu disponibles. Une des seules à avoir tiré son épingle du jeu est Royal Lochnagar : comme son nom l'indique, elle a bénéficié de la faveur de la reine Victoria, en raison de sa proximité de la résidence de Balmoral.
De nos jours, la dénomination de malt des Highlands est sans doute la plus imprécise qui soit. Utilisée telle quelle, elle ne fait que regrouper toutes les distilleries qui "restent", une fois qu'on a isolé le Speyside, Islay, les autres îles et Campbeltown. Dans ce vaste ensemble, des repères plus locaux sont nécessaires.
Si on excepte les îles Orcades, cette région regroupe une dizaine de distilleries les plus au nord de l'Ecosse. Elles sont toutes situées à proximité de la côte, mais sur le côté est, tout de même plus calme et moins océanique que les îles occidentales. Certains malts présentent en outre un net caractère fumé : Pulteney, Balblair, et Clynelish, surtout dans les anciennes versions.
La gloire locale est sans aucun doute Glenmorangie, le malt le plus vendu au Royaume-Uni, bien qu'il soit l'un des moins "marins" de la région.
Entre le Speyside au nord et les Lowlands au sud, cette région intermédiaire offre un joli potentiel pour la production de whisky : de l'eau en abondance ; des sols alluviaux propices à la culture de l'orge ; des tourbières pour le maltage et le chauffage des alambics. La région a donc compté jusqu'à 128 distilleries dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu, probablement en raison du caractère généralement moins typé de leurs malts. Exempts de toute influence maritime, et peu marqués par la tourbe, ils offrent certes beaucoup de rondeur et de qualités aromatiques, mais ils restent souvent moins moelleux et séduisants que leurs cousins du Speyside. Glenturret, Edradour, Dalwhinnie et Blair Atholl sont les plus répandus, sans oublier les distilleries de l'ouest, comme Ben Nevis et Oban !
A l'image des très nombreux châteaux et demeures fortifiées de la région (la plus forte densité d'Ecosse), mais dont beaucoup sont aujourd'hui délaissés, voire inhabités, les Highlands orientales font un peu figure de zone sinistrée, alors qu'on y a compté plus de 70 distilleries dans le passé. Ainsi, Aberdeen, la capitale régionale où est née la maison Chivas, en a abrité plus d'une douzaine qui ont toutes disparu. Difficile de parler d'un style bien spécifique pour celles qui ont subsisté. Leur production intéresse surtout les blenders, et leurs malts sont peu disponibles. Une des seules à avoir tiré son épingle du jeu est Royal Lochnagar : comme son nom l'indique, elle a bénéficié de la faveur de la reine Victoria, en raison de sa proximité de la résidence de Balmoral.
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