Old Pulteney Single Malt 17 ans - Whisky - Single malts officiels - Ets. Dugas
Old Pulteney Single Malt 17 ans

| 46 ° | 70 cl |
Caractéristiques de dégustation
- Nez : Nez concentré de fruits confits, de bananes séchées, évoluant sur le beurré.
- Bouche : Beaucoup de vivacité en bouche, avec une dominante épicée (poivre noir), gingembre, clous de girofle et fruits secs (traces d'amande).
- Finale : Le caractère sec, un peu salé, l'emporte sur le côté miellé, mais avec une vraie richesse aromatique où les notes épicées reviennent en force sur la finale, avec une persistance astringente bien apéritive.
Un malt exceptionnellement long
Particularités
“La manzanilla du Nord”- L'histoire n'a pas retenu le nom de son auteur,
mais l'épithète de “manzanilla du Nord” appliqué
à Old Pulteney est à la fois ancienne... et
régulièrement confirmée par les meilleurs auteurs et
dégustateurs. Ce type de xérès, très sec comme
le fino et un peu plus acide, provient exclusivement de Sanlucar de
Barrameda. Le vignoble est d'ailleurs très proche de l'océan
Atlantique, ce qui lui donne manifestement un registre aromatique
différent. Commentaire de Martine Nouet dans Whisky Magazine
(n°11): Note: 9/10 Magnifique association de la complexité et
de la simplicité. Une corbeille à fruits liquide.
Délicieux.
Région : Highlands
La séparation "administrative" entre Highlands et Lowlands
remonte à la fin du 18ème siècle, constituant une
sorte de légalisation avant l'heure des distillateurs
clandestins des Highlands. Ils eurent alors le droit d'utiliser
des alambics plus petits et des moûts moins concentrés que
leurs confrères des Lowlands, mais, en contrepartie, ils
n'avaient pas l'autorisation d'exporter leurs
malts ! Ceci explique sans aucun doute le maintien dans les Highlands de
malts ayant beaucoup plus de typicité.
De nos jours, la dénomination de malt des Highlands est sans doute la plus imprécise qui soit. Utilisée telle quelle, elle ne fait que regrouper toutes les distilleries qui "restent", une fois qu'on a isolé le Speyside, Islay, les autres îles et Campbeltown. Dans ce vaste ensemble, des repères plus locaux sont nécessaires.
Si on excepte les îles Orcades, cette région regroupe une dizaine de distilleries les plus au nord de l'Ecosse. Elles sont toutes situées à proximité de la côte, mais sur le côté est, tout de même plus calme et moins océanique que les îles occidentales. Certains malts présentent en outre un net caractère fumé : Pulteney, Balblair, et Clynelish, surtout dans les anciennes versions.
La gloire locale est sans aucun doute Glenmorangie, le malt le plus vendu au Royaume-Uni, bien qu'il soit l'un des moins "marins" de la région.
Entre le Speyside au nord et les Lowlands au sud, cette région intermédiaire offre un joli potentiel pour la production de whisky : de l'eau en abondance ; des sols alluviaux propices à la culture de l'orge ; des tourbières pour le maltage et le chauffage des alambics. La région a donc compté jusqu'à 128 distilleries dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu, probablement en raison du caractère généralement moins typé de leurs malts. Exempts de toute influence maritime, et peu marqués par la tourbe, ils offrent certes beaucoup de rondeur et de qualités aromatiques, mais ils restent souvent moins moelleux et séduisants que leurs cousins du Speyside. Glenturret, Edradour, Dalwhinnie et Blair Atholl sont les plus répandus, sans oublier les distilleries de l'ouest, comme Ben Nevis et Oban !
A l'image des très nombreux châteaux et demeures fortifiées de la région (la plus forte densité d'Ecosse), mais dont beaucoup sont aujourd'hui délaissés, voire inhabités, les Highlands orientales font un peu figure de zone sinistrée, alors qu'on y a compté plus de 70 distilleries dans le passé. Ainsi, Aberdeen, la capitale régionale où est née la maison Chivas, en a abrité plus d'une douzaine qui ont toutes disparu. Difficile de parler d'un style bien spécifique pour celles qui ont subsisté. Leur production intéresse surtout les blenders, et leurs malts sont peu disponibles. Une des seules à avoir tiré son épingle du jeu est Royal Lochnagar : comme son nom l'indique, elle a bénéficié de la faveur de la reine Victoria, en raison de sa proximité de la résidence de Balmoral.
De nos jours, la dénomination de malt des Highlands est sans doute la plus imprécise qui soit. Utilisée telle quelle, elle ne fait que regrouper toutes les distilleries qui "restent", une fois qu'on a isolé le Speyside, Islay, les autres îles et Campbeltown. Dans ce vaste ensemble, des repères plus locaux sont nécessaires.
Si on excepte les îles Orcades, cette région regroupe une dizaine de distilleries les plus au nord de l'Ecosse. Elles sont toutes situées à proximité de la côte, mais sur le côté est, tout de même plus calme et moins océanique que les îles occidentales. Certains malts présentent en outre un net caractère fumé : Pulteney, Balblair, et Clynelish, surtout dans les anciennes versions.
La gloire locale est sans aucun doute Glenmorangie, le malt le plus vendu au Royaume-Uni, bien qu'il soit l'un des moins "marins" de la région.
Entre le Speyside au nord et les Lowlands au sud, cette région intermédiaire offre un joli potentiel pour la production de whisky : de l'eau en abondance ; des sols alluviaux propices à la culture de l'orge ; des tourbières pour le maltage et le chauffage des alambics. La région a donc compté jusqu'à 128 distilleries dans l'histoire, mais beaucoup ont disparu, probablement en raison du caractère généralement moins typé de leurs malts. Exempts de toute influence maritime, et peu marqués par la tourbe, ils offrent certes beaucoup de rondeur et de qualités aromatiques, mais ils restent souvent moins moelleux et séduisants que leurs cousins du Speyside. Glenturret, Edradour, Dalwhinnie et Blair Atholl sont les plus répandus, sans oublier les distilleries de l'ouest, comme Ben Nevis et Oban !
A l'image des très nombreux châteaux et demeures fortifiées de la région (la plus forte densité d'Ecosse), mais dont beaucoup sont aujourd'hui délaissés, voire inhabités, les Highlands orientales font un peu figure de zone sinistrée, alors qu'on y a compté plus de 70 distilleries dans le passé. Ainsi, Aberdeen, la capitale régionale où est née la maison Chivas, en a abrité plus d'une douzaine qui ont toutes disparu. Difficile de parler d'un style bien spécifique pour celles qui ont subsisté. Leur production intéresse surtout les blenders, et leurs malts sont peu disponibles. Une des seules à avoir tiré son épingle du jeu est Royal Lochnagar : comme son nom l'indique, elle a bénéficié de la faveur de la reine Victoria, en raison de sa proximité de la résidence de Balmoral.
Voir
Distillerie : Old Pulteney (Highlands)
La mer autrement
Pour être la distillerie la plus septentrionale d'Ecosse (si on excepte les Orcades), Old Pulteney n'a pas cette seule particularité pour intéresser voire passionner les amateurs de malts.
Fondée en 1826 par James Henderson, sa naissance doit beaucoup à la mer... et particulièrement au hareng ! Car le port de Wick, situé à proximité, est à l'époque très actif pour la pêche de ce poisson. Les marins y affluent (on compte plus de mille bateaux de pêche vers 1840), et comme le hareng, ou du moins sa pêche, donne soif...
Par la suite, dans les premières décennies du 20ème siècle, les bateaux, réquisitionnés lors de la guerre par l'Amirauté, ne revinrent plus, le port de Wick périclita et fut même une des 57 villes d'Ecosse à bannir la vente d'alcool sur son territoire, ce qui dura tout de même jusqu'en 1939. D'où la fermeture de la distillerie pendant près de 30 ans. Devenue propriété d'Allied Domecq, elle est reprise à la fin du siècle dernier par Inver House, qui entend désormais développer la commercialisation du 12 ans d'âge, même si le malt est toujours aussi apprécié des blenders.
Ces changements de propriétaires entraînent remises en état et rénovation de l'outil, mais le style reste inchangé, et pas seulement pour les alambics. Particulièrement ventrus et imposants, ils se prolongent en outre par une tuyauterie d'une rare complexité, toute en courbes et en volutes.
Est-ce pour cela que les malts Old Pulteney sont aussi passionnants à déguster, et que leur richesse aromatique est si étonnante ? On y retrouve en effet la tourbe, par pincée ou par pelletée selon les embouteillages, mais aussi les céréales, le xérès, parfois utilisé (à petite dose...) pour certains assemblages. Et n'oublions pas la mer, omniprésente y compris dans le verre, avec des accents salins et iodés d'une rare puissance.
Longtemps méconnus (qui arrive jusqu'à Wick lorsqu'on tente d'escalader l'Ecosse par la face nord ?), les malts d'Old Pulteney ont même parfois passé pour être originaires d'Islay, du fait de cette alliance si remarquable de la mer et de la tourbe. A donner envie de manger des harengs.
“La manzanilla du Nord”
L'histoire n'a pas retenu le nom de son auteur, mais l'épithète de “manzanilla du Nord” appliqué à Old Pulteney est à la fois ancienne... et régulièrement confirmée par les meilleurs auteurs et dégustateurs. Ce type de xérès, très sec comme le fino et un peu plus acide, provient exclusivement de Sanlucar de Barrameda. Le vignoble est d'ailleurs très proche de l'océan Atlantique, ce qui lui donne manifestement un registre aromatique différent.
Pour être la distillerie la plus septentrionale d'Ecosse (si on excepte les Orcades), Old Pulteney n'a pas cette seule particularité pour intéresser voire passionner les amateurs de malts.
Fondée en 1826 par James Henderson, sa naissance doit beaucoup à la mer... et particulièrement au hareng ! Car le port de Wick, situé à proximité, est à l'époque très actif pour la pêche de ce poisson. Les marins y affluent (on compte plus de mille bateaux de pêche vers 1840), et comme le hareng, ou du moins sa pêche, donne soif...
Par la suite, dans les premières décennies du 20ème siècle, les bateaux, réquisitionnés lors de la guerre par l'Amirauté, ne revinrent plus, le port de Wick périclita et fut même une des 57 villes d'Ecosse à bannir la vente d'alcool sur son territoire, ce qui dura tout de même jusqu'en 1939. D'où la fermeture de la distillerie pendant près de 30 ans. Devenue propriété d'Allied Domecq, elle est reprise à la fin du siècle dernier par Inver House, qui entend désormais développer la commercialisation du 12 ans d'âge, même si le malt est toujours aussi apprécié des blenders.
Ces changements de propriétaires entraînent remises en état et rénovation de l'outil, mais le style reste inchangé, et pas seulement pour les alambics. Particulièrement ventrus et imposants, ils se prolongent en outre par une tuyauterie d'une rare complexité, toute en courbes et en volutes.
Est-ce pour cela que les malts Old Pulteney sont aussi passionnants à déguster, et que leur richesse aromatique est si étonnante ? On y retrouve en effet la tourbe, par pincée ou par pelletée selon les embouteillages, mais aussi les céréales, le xérès, parfois utilisé (à petite dose...) pour certains assemblages. Et n'oublions pas la mer, omniprésente y compris dans le verre, avec des accents salins et iodés d'une rare puissance.
Longtemps méconnus (qui arrive jusqu'à Wick lorsqu'on tente d'escalader l'Ecosse par la face nord ?), les malts d'Old Pulteney ont même parfois passé pour être originaires d'Islay, du fait de cette alliance si remarquable de la mer et de la tourbe. A donner envie de manger des harengs.
“La manzanilla du Nord”
L'histoire n'a pas retenu le nom de son auteur, mais l'épithète de “manzanilla du Nord” appliqué à Old Pulteney est à la fois ancienne... et régulièrement confirmée par les meilleurs auteurs et dégustateurs. Ce type de xérès, très sec comme le fino et un peu plus acide, provient exclusivement de Sanlucar de Barrameda. Le vignoble est d'ailleurs très proche de l'océan Atlantique, ce qui lui donne manifestement un registre aromatique différent.
Voir
Imprimer


