Tobermory Single Malt Vintage 1972 -32 ans - Whisky - Single malts officiels - Ets. Dugas
Tobermory Single Malt Vintage 1972 -32 ans

| 50 ° | 70 cl |
Caractéristiques de dégustation
- Couleur : Ambré très soutenu, reflets acajou.
- Nez : Nez puissant aux notes fauves, musquées, avec de la tourbe végétale en arrière-plan, et des fruits cuits.
- Bouche : Onctueux, presque doucereux à l'attaque, il se développe ensuite avec éclat et puissance. Pommes cuites compotées, pruneaux macérés évoluant sur le rancio, puis davantage cacao amer sur la finale, le tout très fondu et d'une très longue persistance.
- Finale : La finale est plus sèche, un peu astringente et d'une grande longueur. Un très bel assemblage, viril et puissant, à savourer en l'aérant bien pour en apprécier toutes les nuances.
Bouteille signée et numérotée (1710 produites)
Particularités
Cas rare en Ecosse, la distillerie de Tobermory élabore deux single
malts complètement différents : l'un qui porte le même
nom, élégant et floral dans ses versions les plus
répandues, et l'autre, appelé Ledaig, au caractère
nettement plus tourbé et puissant. Une singularité qui est
loin d'être la seule dans cette île décidément
pas comme les autres...
Région : Les îles
LE SPLENDIDE ISOLEMENT
A l'ouest et au nord de l'Ecosse “continentale”, les côtes
découpées se terminent par un chapelet d'îles assez
inhospitalières, mais qui abritent tout de même quelques
distilleries. Ce n'est pas tant l'influence maritime, plus ou moins
sensible selon les cas, qui peut définir un style commun aux
distilleries insulaires, mais bien plus l'éloignement et la
difficulté de commercer avec le reste de l'Ecosse.
Les Orcades Appelées “Orkney Islands” en anglais, elles sont situées au nord de l'Ecosse et n'ont été rattachées au royaume écossais qu'à la fin du 15ème siècle. Cet archipel de 65 îles a compté jusqu'à neuf distilleries, mais il n'en reste plus que deux. Highland Park est la plus renommée. Créée à la fin du 18ème siècle, elle a été largement remaniée un siècle plus tard. Ses malts sont marqués par la tourbe, d'autant que la distillerie possède ses propres tourbières, et réalise sur place le maltage d'une partie de ses matières premières, et utilise une eau, elle-même très tourbée. Mais la bruyère, ajoutée à la tourbe, apporte ses effluves très reconnaissables. Le drakkar qui orne l'étiquette des malts de Scapa souligne l'origine maritime du site. La distillerie remonte à 1895, mais, suite à un incendie, elle a été reconstruite à la fin des années 50 dans le but de produire surtout pour les blenders.
SKye
Cette grande île découpée à l'ouest a abrité jusqu'à sept distilleries, il n'en reste plus qu'une, Talisker. Son histoire, depuis sa fondation en 1830, est jalonnée de multiples faillites, ses propriétaires n'arrivant pas à rendre profitable une activité obérée par les coûts de transport (matières premières comme eau-de-vie). Ce n'est que depuis son rattachement en 1925 à DCL que Talisker connaît une existence plus sereine. Elle produit un malt particulièrement prisé. Sa puissance, sa belle structure et sa richesse aromatique, dominée par les épices, l'expliquent largement.
Mull Un peu plus au sud que la précédente, l'île de Mull est plus touristique, car facilement accessible depuis Oban. La seule distillerie de l'île, située tout au nord, a connu de longues périodes de fermeture depuis sa fondation en 1795.
Jura
Dominée par deux collines jumelles, les “Paps”, l'île est peuplée par bien plus de cerfs que d'êtres humains. C'est ici que George Orwell écrivit l'essentiel de son roman “1984”. Jura n'a jamais possédé qu'une seule distillerie, dont les malts constituent une notable exception par rapport au style “Islands”, notamment d'Islay, pourtant proche voisine. Très peu tourbés, ils sont d'une grande douceur beaucoup plus proches de ceux des Highlands, et notamment du Speyside, avec l'influence vanillée des fûts de bourbon.
Arran
Bien abritée entre la presqu'île de Campbeltown et la région de Glasgow, l'île fait figure de petit paradis, avec ses lauriers-roses éclatants en saison. Elle a longtemps abrité plusieurs distilleries, dont les malts étaient aussi appréciés que ceux de Glenlivet. Toutes ont fini par fermer. Toutefois, une distillerie a été créée en 1993 à Lochranza, au nord d'Arran, avec des malts qui commencent à arriver à maturité.
Les Orcades Appelées “Orkney Islands” en anglais, elles sont situées au nord de l'Ecosse et n'ont été rattachées au royaume écossais qu'à la fin du 15ème siècle. Cet archipel de 65 îles a compté jusqu'à neuf distilleries, mais il n'en reste plus que deux. Highland Park est la plus renommée. Créée à la fin du 18ème siècle, elle a été largement remaniée un siècle plus tard. Ses malts sont marqués par la tourbe, d'autant que la distillerie possède ses propres tourbières, et réalise sur place le maltage d'une partie de ses matières premières, et utilise une eau, elle-même très tourbée. Mais la bruyère, ajoutée à la tourbe, apporte ses effluves très reconnaissables. Le drakkar qui orne l'étiquette des malts de Scapa souligne l'origine maritime du site. La distillerie remonte à 1895, mais, suite à un incendie, elle a été reconstruite à la fin des années 50 dans le but de produire surtout pour les blenders.
SKye
Cette grande île découpée à l'ouest a abrité jusqu'à sept distilleries, il n'en reste plus qu'une, Talisker. Son histoire, depuis sa fondation en 1830, est jalonnée de multiples faillites, ses propriétaires n'arrivant pas à rendre profitable une activité obérée par les coûts de transport (matières premières comme eau-de-vie). Ce n'est que depuis son rattachement en 1925 à DCL que Talisker connaît une existence plus sereine. Elle produit un malt particulièrement prisé. Sa puissance, sa belle structure et sa richesse aromatique, dominée par les épices, l'expliquent largement.
Mull Un peu plus au sud que la précédente, l'île de Mull est plus touristique, car facilement accessible depuis Oban. La seule distillerie de l'île, située tout au nord, a connu de longues périodes de fermeture depuis sa fondation en 1795.
Jura
Dominée par deux collines jumelles, les “Paps”, l'île est peuplée par bien plus de cerfs que d'êtres humains. C'est ici que George Orwell écrivit l'essentiel de son roman “1984”. Jura n'a jamais possédé qu'une seule distillerie, dont les malts constituent une notable exception par rapport au style “Islands”, notamment d'Islay, pourtant proche voisine. Très peu tourbés, ils sont d'une grande douceur beaucoup plus proches de ceux des Highlands, et notamment du Speyside, avec l'influence vanillée des fûts de bourbon.
Arran
Bien abritée entre la presqu'île de Campbeltown et la région de Glasgow, l'île fait figure de petit paradis, avec ses lauriers-roses éclatants en saison. Elle a longtemps abrité plusieurs distilleries, dont les malts étaient aussi appréciés que ceux de Glenlivet. Toutes ont fini par fermer. Toutefois, une distillerie a été créée en 1993 à Lochranza, au nord d'Arran, avec des malts qui commencent à arriver à maturité.
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Distillerie : Tobermory / Ledaig, perle des Hébrides
Cas rare en Ecosse, la distillerie de Tobermory élabore deux single
malts complètement différents : l'un qui porte le même
nom, élégant et floral dans ses versions les plus
répandues, et l'autre, appelé Ledaig, au caractère
nettement plus tourbé et puissant. Une singularité qui est
loin d'être la seule dans cette île décidément
pas comme les autres...
Mul, hors des sentiers battus Mull a beau être une des plus grandes îles des Hébrides Intérieures, c'est l'une des moins peuplées et son accès n'a rien de facile. Pourtant, ses paysages sont d'un romantisme qui ne laisse personne indifférent, et la ville même de Tobermory, capitale de l'île, possède un rare charme provincial. D'autant que, dans les environs, beaucoup de sites méritent la visite, avec les colonnes basaltiques de Staffa qui inspirèrent Mendelsohnn pour écrire Fingal's Cave, ou l'île de Iona, sanctuaire de St Colomban, un des saints les plus vénérés d'Ecosse.
Autrefois, Mull était davantage peuplée, et les agriculteurs y produisaient beaucoup d'orge... et donc de whisky. Un rapport du 17ème siècle estime même qu'un quart de la production
d'orge y est consacré à la distillation ! Et l'un des petits ports de Mull ne s'appelle-t-il pas Uisken... ce qui ne peut que faire penser à l'Uisque Beatha, nom gaélique du whisky. Mais l'île a connu au 18ème siècle une importante dépopulation, due à l'expulsion des fermiers, et n'a jamais retrouvé sa richesse d'antan.
Une existence tourmentée Des nombreuses distilleries “clandestines” de Mull, Tobermory est la seule à être encore en activité. Elle a été créée en 1795 par John Sinclair, un prospère négociant en varech qui disposait de la flottille nécessaire pour amener l'orge et le charbon nécessaires au fonctionnement de la distillerie. Mais l'éloignement de l'île, voire de la distillerie elle-même, située tout au nord de Mull, n'allait pas faciliter la vie de la distillerie, et, au 19ème comme au 20ème siècle, elle va connaître de nombreuses décennies de fermeture. Telle le phénix, elle reviendra toujours à la vie, et les feux de ses alambics au très haut col seront toujours rallumés. Après bien d'autres propriétaires, c'est Burn Stewart qui lui a donné une nouvelle chance en 1995, redémarrant la production et mettant de l'ordre dans les appellations.
Deux visages Car Tobermory s'est aussi appelée Ledaig (comme la ville d'ailleurs), et les deux marques ont été utilisées d'une façon parfois un peu confuse.
Aujourd'hui, les choses sont claires : Ledaig est réservée aux whiskies tourbés (élaborés avec des malts en provenance de Port Ellen, sur Islay) et Tobermory aux malts non tourbés, caractérisés par leur finesse et leur élégance. Pour les amateurs de rareté, Tobermory a la chance de posséder des stocks encore importants remontant à plus de trente ans d'âge et qui sont aujourd'hui commercialisés. Longtemps méconnu même des meilleurs spécialistes, Tobermory offre de riches et puissantes sensations aromatiques, d'un malt particulièrement inclassable, mais qui ne peut laisser personne indifférent.
Mul, hors des sentiers battus Mull a beau être une des plus grandes îles des Hébrides Intérieures, c'est l'une des moins peuplées et son accès n'a rien de facile. Pourtant, ses paysages sont d'un romantisme qui ne laisse personne indifférent, et la ville même de Tobermory, capitale de l'île, possède un rare charme provincial. D'autant que, dans les environs, beaucoup de sites méritent la visite, avec les colonnes basaltiques de Staffa qui inspirèrent Mendelsohnn pour écrire Fingal's Cave, ou l'île de Iona, sanctuaire de St Colomban, un des saints les plus vénérés d'Ecosse.
Autrefois, Mull était davantage peuplée, et les agriculteurs y produisaient beaucoup d'orge... et donc de whisky. Un rapport du 17ème siècle estime même qu'un quart de la production
d'orge y est consacré à la distillation ! Et l'un des petits ports de Mull ne s'appelle-t-il pas Uisken... ce qui ne peut que faire penser à l'Uisque Beatha, nom gaélique du whisky. Mais l'île a connu au 18ème siècle une importante dépopulation, due à l'expulsion des fermiers, et n'a jamais retrouvé sa richesse d'antan.
Une existence tourmentée Des nombreuses distilleries “clandestines” de Mull, Tobermory est la seule à être encore en activité. Elle a été créée en 1795 par John Sinclair, un prospère négociant en varech qui disposait de la flottille nécessaire pour amener l'orge et le charbon nécessaires au fonctionnement de la distillerie. Mais l'éloignement de l'île, voire de la distillerie elle-même, située tout au nord de Mull, n'allait pas faciliter la vie de la distillerie, et, au 19ème comme au 20ème siècle, elle va connaître de nombreuses décennies de fermeture. Telle le phénix, elle reviendra toujours à la vie, et les feux de ses alambics au très haut col seront toujours rallumés. Après bien d'autres propriétaires, c'est Burn Stewart qui lui a donné une nouvelle chance en 1995, redémarrant la production et mettant de l'ordre dans les appellations.
Deux visages Car Tobermory s'est aussi appelée Ledaig (comme la ville d'ailleurs), et les deux marques ont été utilisées d'une façon parfois un peu confuse.
Aujourd'hui, les choses sont claires : Ledaig est réservée aux whiskies tourbés (élaborés avec des malts en provenance de Port Ellen, sur Islay) et Tobermory aux malts non tourbés, caractérisés par leur finesse et leur élégance. Pour les amateurs de rareté, Tobermory a la chance de posséder des stocks encore importants remontant à plus de trente ans d'âge et qui sont aujourd'hui commercialisés. Longtemps méconnu même des meilleurs spécialistes, Tobermory offre de riches et puissantes sensations aromatiques, d'un malt particulièrement inclassable, mais qui ne peut laisser personne indifférent.
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